
Sur le manuel d'utilisation de NR2003, au chapitre "Mutijoueur - l'épreuve de vérité" il est écrit de visiter les sites et les forums etc. C'est ce que je fis, moi qui n'utilisais Internet uniquement pour consulter ma messagerie, commander mes billets de train ou acheter mes CD et DVD, ignorant tous des chats, forums et autres blogs. Me voici d'un coup expulsé de l'âge de pierre de la toile électronique, où je m'étais confortablement installé. Pas évident de comprendre désolé quand s'affiche "dsl", ni "mdr" pour mort de rire, encore moins "lol" pour éclat de rire et "klr" n'apparaît pas si clair que ça. Après les menus britishs du jeu, me voici confronté à un nouveau jargon. Point de doute, mon apprentissage ne se passerait pas uniquement derrière mon volant. C'est tout un monde que j'allais découvrir.
Sites, forums, après quelques heures de lecture, le petit monde de la simulation de course automobile commençait à me devenir familier. Un soir je fis le grand saut. Après que Xavier Pingenot m'ait expliqué, au téléphone, comment utiliser le menu multiplayer, je me connectais.

C'est ainsi que j'ai découvert le chat, où l'on parlait une drôle de langue. Outre de comprendre le jargon des participants, l'autre difficulté fut de savoir qui parlait à qui. Je suis resté "silencieux", observant, puis j'ai cliqué sur "DONE" et je me suis retrouvé dans mon cockpit au calme.
Première, deuxième, troisième... Me voici sur la piste, au milieu des autres pilotes de chair et de sang, intimidé, comme pour la première fois, il y a bien longtemps, ou je quittais les stands, pour

rejoindre la piste, sur le circuit de Carole, à Paris, au guidon de mon cyclo. Première constatation, les pilotes ont une trajectoire bien différente de l'IA, et surtout conservent une marge de sécurité bien plus grande quand ils se doublent. Malgré cette première impression plutôt positive, je restais sage sur la piste ayant comme seul souci de ne gêner personne. J'ai ainsi brossé, plus que je n'aurai dû, le mur extérieur, par excès de prudence. Puis, le moment des qualifications est enfin arrivé et je me suis retiré, épuisé. C'était en juin 2005.