lundi 29 septembre 2008

2-03 C'EST PRESQUE PARTI


23/09/2007 - Course 3 sur 36
UAW-Daimler Chrysler 200
25°, beau temps
Vent Nord de 13 Kmh
134 tours = 201 Miles / 323,478 Km

Le Las Vegas Motor Speedway située à Las Vegas dans le Nevada et inaugurée en 1996, fut le premier superspeedway nouvelle génération construit dans le sud-ouest des USA. La piste comprend un ovale de 1,5 mile et un circuit routier approuvé par la FIA de 2.5 mile. Egalement disponible une piste pour les dragsters, un short track, un circuit de Motocross etc. Bref, quasiment toutes les disciplines du sport auto peuvent courir sur ce circuit, une vraie réussite. L'ovale a été entièrement renové en 2006 et l'inclinaison des virages modifiée.

Particularités : Une piste qui était "plate" et rapide, très similaire à la piste du circuit de Californie et dont le banking a été relevé à 20°. Le Las Vegas Motorspeedway rejoint donc les pistes classiques de la NASCAR d'1,5 Mile que sont Atlanta, Charlotte, Texas.



Election Miss Jim Beam

J'aborde cette course avec l'anxiété d'une nouvelle déconnection, mais en même temps je suis content. Je suis pratiquement sûr de pouvoir me rendre à la rencontre FRN à Paris, le 1er novembre. Mettre un visage à tous ces noms du forum et du chat, mettre une image réelle à tous ces pilotes virtuels, un grand moment, j'en suis sûr. Une autre source de satisfaction, le setup. Ronan nous prépare un setup pour chaque course, mais cela ne m'empêche pas de préparer le mien d'après mes réglages de l'année dernière. Et pour cette piste, mon setup est plus rapide, du moins mes chronos le sont sur la longueur d'un run, qu'avec les ceux de Ronan. Mais en revanche, j'use un peu plus les pneus. J'adopte celui de mon éminent coéquipier en modifiant légèrement le transfert longitudinal du poids afin de le rendre plus stable en début de run. Ma priorité absolue, c'est la sécurité.

Huitième en qualification avec le setup de course, je fais un bon départ en remontant deux places tandis que les cinq premiers se sont déjà détachés. Mais au neuvième tour, le drapeau jaune est agité par le flagman. C'est malheureusement Cédric qui est victime de cette première neutralisation. Au sein du team c'est l'incompréhension.
Lors d'une course nous sommes tous les trois en communication grâce à un petit soft, TeamSpeak, que nous lançons en même temps que le jeu et qui nous permet de se parler pendant l'épreuve. Grâce à cet échange, j'apprends une foule de choses sur la stratégie et la philosophie d'une épreuve de NASCAR. J'ai ainsi appris que la première moitié de l'épreuve n'était qu'une course d'attente où il fallait se placer, ne pas trop se faire distancer et éviter les accrochages. Le troisième quart de la course voit la stratégie se mettre en place et c'est dans le dernier quart que tout se joue. Les trois pilotes qui sont en tête de la course jusqu'au neuvième tour sont Ronan, Cédric et Jonathan, trois pilotes expérimentés et pourtant. S'ils s'étaient entendus, il y aurait eu de fortes chances pour qu'ils eussent creusé un écart dès le début de cette course. Malheureusement il s'avère que Jonathan possède une voiture plus performante que celles de mes deux coéquipiers et visiblement ne semble pas vouloir se contenter de la troisième place, alors que l'on n'a même pas fait 10 tours sur les 134 que compte la course. C'est cette fébrilité, en tout début de course, qui provoqua notre incompréhension, c'était prendre un risque inutile. Comme quoi, l'esprit de la NASCAR n'est pas si facile à intégrer, l'un de ses préceptes est la patience.
C'est une situation à peu près similaire que j'ai vécue aux 40e tours. Fabien est dans mon sillage et lui aussi devient pressant, non pas que sa voiture soit plus rapide, mais il est plus performant parce qu'il bénéficie de l'aspiration. Je décide de le laisser passer et de me caler derrière lui pour drafter et ainsi avoir une chance de remonter ensemble sur le groupe de tête. Mais je ne lève pas suffisamment le pied et ma voiture remonte inexorablement vers le mur que je frotte violemment et en me décollant de celui-ci, je perds le contrôle provoquant la deuxième neutralisation. Fort heureusement je n'enregistre aucun dégât.
Au restart, le rythme me parait un peu plus soutenu. Est-ce dû à la déconcentration suite à ce drapeau jaune que j'ai provoqué ? Est-ce dû à la fatigue, car en fait c'est ma première véritable course. Je dois forcer un peu plus pour suivre le rythme et ce qui devait arriver, arriva, je franchis, sans véritablement m'en rendre compte, le stade de là surconduite. Au 74e tours je mords l'aprond ce qui déséquilibre la voiture et je perds de nouveau le contrôle. Deuxième neutralisation à mon actif, je suis obligé d'abandonner la course. Je serai donc dans l'obligation de faire un sans faute lors de la prochaine épreuve, sinon ce sera la suspension pour la cinquième épreuve. Il faudra donc rouler en dedans et derrière, le plus prudemment possible.


Deux petites erreurs de pilotage qui vont me coûter cher, mais le bilan est pour moi positif. J'étais dans le tempo des meilleures et la voiture était extrêmement facile à piloter. Pour la première erreur, j'aurais dû inviter Fabien à drafter avec moi et à travailler ensemble. Pour la deuxième erreur, je manque de roulage. Je vais m'imposer une séance d'essai sur une longueur de course avant la prochaine épreuve à Atlanta.

Les résultats de la course : cliquez ici.
Le classement au championnat : cliquez ici.
LES STATS
Nbre d'épreuves = 3
Nbre de participations = 2
Moyenne des pilotes au départ = 18

Moyenne de ma position à l'arrivée = 16,5
Nbre de top 10 = 0
Nbre de top 5 = 0
Nbre d'abandons = 2